Lyon se fait à pied, avec une seule vraie montée.
Deux jours à Lyon, c'est court et c'est suffisant. Court parce que la ville a deux mille ans et six quartiers qui méritent chacun une journée. Suffisant parce que tout tient dans un rayon de trois kilomètres, et qu'on y marche vite.
L'itinéraire qui suit part de la place des Terreaux, sur la presqu'île nord. C'est le point de départ le plus logique, pour une raison simple : le Vieux Lyon est à sept minutes et la Croix-Rousse à dix. Depuis Bellecour ou Part-Dieu, ajoutez quinze minutes à chaque déplacement. Le détail des quartiers est dans notre guide sur où dormir à Lyon.

Jour 1 : la rive droite et la colline
9 h. Les quais de Saône.
Descendez des Terreaux vers le quai Saint-Vincent. La Saône est verte, étroite, bordée de façades ocre. C'est le fleuve le plus photogénique de la ville, et le moins fréquenté à cette heure.
Traversez par la passerelle Saint-Vincent. Sept minutes depuis la place.
9 h 30. Le Vieux Lyon et les traboules.
Entrez par la place du Change et remontez la rue Juiverie. Vous êtes dans le plus grand ensemble Renaissance d'Europe après Venise, classé au patrimoine mondial depuis 1998.
Deux heures de traboules, cours à galeries et tourelles d'escalier. La Longue Traboule, entrée au 54 rue Saint-Jean, sortie au 27 rue du Bœuf, est celle à ne pas manquer. Les parcours détaillés, adresse par adresse, sont dans notre guide des traboules.
12 h. Déjeuner.
Dans le Vieux Lyon, méfiez-vous de la rue Saint-Jean. Écartez-vous d'une rue et les prix baissent d'un tiers pendant que la cuisine s'améliore.
14 h. Fourvière.
Deux façons de monter. Le funiculaire depuis la station Vieux Lyon, cinq minutes, inclus dans le ticket TCL. Ou les escaliers du jardin du Rosaire, vingt-cinq minutes et quatre cents marches.
En haut : la basilique Notre-Dame de Fourvière, construite entre 1872 et 1884, un bâtiment que les Lyonnais ont longtemps trouvé laid et qui est devenu leur emblème. L'intérieur est saturé de mosaïques et de dorures. La crypte, en dessous, est nue et beaucoup plus belle.
L'esplanade offre la meilleure vue sur la ville. Par temps clair, le mont Blanc est visible à l'est.
15 h 30. Les théâtres romains.
À deux cents mètres de la basilique, sur le flanc de la colline. Le grand théâtre date de 15 avant Jésus-Christ, l'odéon du IIe siècle. Lugdunum a été capitale des Gaules et ces gradins en sont ce qui reste de plus complet.
L'entrée du site est gratuite. Le musée attenant, Lugdunum, est payant et vaut le détour si l'archéologie vous intéresse. Sinon, une heure sur les gradins suffit.
17 h. Redescente.
Par les escaliers cette fois, ou par le funiculaire jusqu'à Saint-Jean puis les quais. Vous êtes de retour sur la presqu'île vers dix-huit heures.
20 h. Dîner dans un bouchon.
Réservez le matin. Les vrais ont vingt couverts et ils sont pleins. Ce qui distingue un bouchon d'un décor de bouchon est détaillé dans notre article sur les bouchons lyonnais.
Jour 2 : la colline qui travaille et la presqu'île
9 h. Le marché de la Croix-Rousse.
Boulevard de la Croix-Rousse, tous les matins sauf le lundi. Montez par la montée de la Grande Côte si vous avez les jambes, cinq cents mètres de pente et d'escaliers, ou prenez le métro C depuis Hôtel de Ville, trois minutes.
C'est le plus grand marché quotidien de Lyon et il n'a rien de touristique. Prenez un café en terrasse sur le boulevard et regardez le quartier faire ses courses.
10 h 30. Le Mur des Canuts.
Boulevard des Canuts, à dix minutes du marché. Mille deux cents mètres carrés de fresque, repeinte deux fois pour faire vieillir les personnages. C'est la plus impressionnante des cent cinquante peintures murales de la ville.
11 h 30. Les pentes, en descendant.
Redescendez à pied par la rue des Tables-Claudiennes, la cour des Voraces et le passage Thiaffait. Vous traversez le quartier des ateliers de canuts, avec ses plafonds de quatre mètres et ses escaliers monumentaux. Le détail est dans notre guide de la Croix-Rousse.
Arrivée aux Terreaux vers midi trente.
13 h. Déjeuner sur la presqu'île.
Rue Romarin ou rue du Bât-d'Argent, à deux minutes de la place.
14 h 30. Le Musée des Beaux-Arts.
Sur la place des Terreaux, dans l'ancienne abbaye des Dames de Saint-Pierre. L'un des plus grands musées de France, très peu fréquenté par rapport à ce qu'il contient. Fermé le mardi.
Si vous n'avez qu'une heure, faites l'aile peinture et le cloître. Le jardin du cloître est gratuit et accessible sans billet, c'est le meilleur endroit calme du centre.
16 h. La presqu'île à pied jusqu'à Bellecour.
Rue de la République, ou mieux, les rues parallèles : rue du Président-Édouard-Herriot pour les vitrines, rue Mercière pour les façades.
Place Bellecour, la plus grande place piétonne d'Europe. Elle est vide et rouge, avec la statue équestre de Louis XIV au centre. Continuez cinq minutes vers Ainay pour voir la basilique Saint-Martin et sa nef romane du XIe siècle, l'un des plus vieux bâtiments debout de la ville.
18 h. Les berges du Rhône.
De Bellecour, dix minutes vers l'est. Les berges ont été rendues aux piétons en 2007 : pelouses, péniches, pistes cyclables sur quatre kilomètres. C'est là que Lyon se détend en fin de journée, et c'est très différent des quais de Saône.
Ce qu'il faut laisser de côté
Un week-end ne permet pas tout. Ce qui saute, sans regret :
Le musée des Confluences. Le bâtiment est spectaculaire, il est à quarante minutes de marche, et il demande deux heures pour valoir le déplacement. Gardez-le pour un séjour de trois jours.
Le parc de la Tête d'Or. Cent dix hectares, et complètement à l'écart du reste. C'est un lieu pour habitants, pas pour visiteurs pressés.
Le musée urbain Tony Garnier. Le plus intéressant des projets de murs peints de la ville, dans le 8e arrondissement. Trente minutes de tramway.
L'Institut Lumière, à Monplaisir. Pour les cinéphiles, ça se défend. Sinon, non.
Les erreurs à ne pas faire
Vouloir faire Fourvière et la Croix-Rousse le même jour. Ce sont deux collines opposées, séparées par la presqu'île, avec du dénivelé des deux côtés. Vous passerez la journée à monter.
Réserver un bouchon pour le dimanche soir. Beaucoup ferment le dimanche et le lundi.
Prendre la voiture. Le centre est en grande partie piéton ou à sens unique, le stationnement coûte cher, et vous marcherez de toute façon.
Sous-estimer la pente. Les temps de marche annoncés par les applications ne tiennent pas compte du dénivelé. Ajoutez un tiers pour toute montée vers la Croix-Rousse ou Fourvière.
Les temps de marche, depuis les Terreaux
Vieux Lyon, rue Saint-Jean : 7 minutes
Place Bellecour : 10 minutes
Cour des Voraces : 10 minutes en montée
Marché de la Croix-Rousse : 20 minutes en montée, 15 en descente
Basilique de Fourvière : 30 minutes à pied, ou 12 avec le funiculaire
Berges du Rhône : 15 minutes
Musée des Confluences : 40 minutes, ou tramway T1
Ces chiffres sont la raison pour laquelle nos appartements sont aux Terreaux. Sur deux jours, une demi-heure de transport en moins par déplacement, c'est une visite de plus. Voir les disponibilités.






