Le Vieux Lyon depuis les Terreaux : sept minutes à pied
Alto
Réserver

Alto, c’est une nouvelle manière de penser l’hospitalité.

Le Vieux Lyon depuis les Terreaux : sept minutes à pied

LyonLyon

Sept minutes de marche séparent la presqu'île du Vieux Lyon.

Le Vieux Lyon est dans le 5e arrondissement, sur la rive droite de la Saône, au pied de la colline de Fourvière. C'est la réponse courte à la question que les gens posent avant de réserver.

La réponse utile est différente : depuis la presqu'île nord, le quartier est à sept minutes de marche. Vous sortez de la place des Terreaux, vous descendez au quai Saint-Vincent, vous traversez la passerelle, vous y êtes. Ce qui change beaucoup de choses quand on décide où dormir à Lyon.

Le Vieux Lyon depuis les Terreaux : sept minutes à pied

Le trajet, précisément

Depuis la place des Terreaux, prenez la rue de la Martinière vers l'ouest. Cent cinquante mètres et vous êtes sur le quai.

La passerelle Saint-Vincent traverse la Saône en une trentaine de secondes. C'est une passerelle piétonne suspendue, construite en 1832, reconstruite depuis. Au milieu, arrêtez-vous : vous avez la colline de Fourvière en face, les façades ocre de la rive droite, et derrière vous la presqu'île. C'est la meilleure vue gratuite de la ville et personne ne s'y arrête.

De l'autre côté, vous êtes quai Pierre-Scize. Deux minutes vers le sud et vous entrez dans le quartier Saint-Paul.

Sept minutes porte à porte, sans dénivelé.

Ce que le quartier est vraiment

Vingt-quatre hectares de bâti Renaissance, le deuxième plus grand ensemble d'Europe après Venise. Classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1998, avec les pentes de la Croix-Rousse et la colline de Fourvière.

Trois sous-quartiers, du nord au sud.

Saint-Paul. Le plus calme et le moins visité. C'est là qu'habitaient les banquiers florentins venus s'installer à Lyon au XVIe siècle pour les foires. Les hôtels particuliers y sont les plus riches, notamment rue Juiverie. Gare de Saint-Paul, petite et jolie, encore en service.

Saint-Jean. Le centre, autour de la cathédrale. C'est le plus dense en traboules et le plus dense en restaurants. La rue Saint-Jean est devenue une rue de passage, avec ce que ça implique.

Saint-Georges. Le plus au sud, le plus populaire historiquement, quartier des artisans de la soie avant la Croix-Rousse. Il reste plus tranquille que les deux autres. L'église Saint-Georges, néogothique, XIXe.

Ce qu'il faut voir

La cathédrale Saint-Jean. Construite entre le XIIe et le XVe siècle, ce qui explique qu'elle passe du roman au gothique en montant. Deux choses la distinguent : les vitraux du XIIIe dans le chœur et la rosace, et l'horloge astronomique du XIVe siècle, restaurée plusieurs fois, qui indique les positions du soleil, de la lune et des étoiles jusqu'en 2019. Elle a été recalibrée depuis.

Le portail ouest porte trois cent vingt médaillons sculptés, décapités pendant les guerres de Religion en 1562. Les visages manquent, les corps sont là.

Le jardin archéologique, à côté de la cathédrale. Les vestiges des deux églises antérieures, Sainte-Croix et Saint-Étienne. Gratuit, ouvert, presque toujours vide.

La rue du Bœuf. Parallèle à la rue Saint-Jean, une rue plus loin, et infiniment plus calme. Les maisons y sont aussi belles, la tour rose est au 16, et il n'y a pas de flux. C'est la rue à prendre si la rue Saint-Jean vous saoule.

La rue Juiverie. À Saint-Paul. L'hôtel Bullioud et sa galerie sur trompes construite par Philibert Delorme en 1536, au numéro 8. Une galerie posée dans un angle, sans appui au sol. C'est la pièce d'architecture la plus impressionnante du quartier et elle est derrière une porte cochère que la plupart des gens ne poussent pas.

Les traboules. C'est la raison principale de venir. Cinq cents recensées dans la ville, une quarantaine ouvertes, et les plus spectaculaires sont ici. Nous avons fait un guide avec les parcours détaillés, entrées et sorties comprises.

Guignol est d'ici

Le détail que personne ne relie au quartier alors qu'il en vient directement.

Guignol a été créé vers 1808 par Laurent Mourguet, un canut lyonnais devenu arracheur de dents ambulant. Pour retenir les patients pendant l'opération, il montait un castelet et faisait parler des marionnettes. Le personnage principal a fini par prendre le nom de Guignol et par éclipser le métier.

Ce n'est pas un spectacle pour enfants à l'origine. Guignol est un ouvrier de la soie, il commente l'actualité, il se moque des patrons et de la police, et il parle en lyonnais. La censure impériale puis la police du Second Empire ont surveillé les castelets de près, ce qui explique le repli progressif vers un répertoire enfantin au XIXe siècle.

Deux théâtres perpétuent le format dans le quartier, et le musée Gadagne conserve la collection historique des marionnettes.

Le musée Gadagne

26 rue de Gadagne, à deux minutes de la cathédrale.

Deux musées dans un hôtel Renaissance du XVIe siècle, celui de la famille Gadagne, des banquiers florentins parmi les plus riches de la ville. Le musée d'histoire de Lyon d'un côté, le musée des arts de la marionnette de l'autre, avec des pièces venues d'Asie et d'Afrique en plus du fonds lyonnais.

Le jardin suspendu sur les toits, au quatrième niveau, est accessible avec le billet et donne sur les toits du quartier. C'est l'un des rares endroits du Vieux Lyon d'où on voit l'ensemble depuis l'intérieur plutôt que depuis Fourvière.

Comptez une heure trente pour les deux musées, quarante minutes pour un seul.

Le funiculaire vers Fourvière

Station Vieux Lyon, sur la place Saint-Jean. Deux lignes : F1 vers Fourvière, F2 vers Saint-Just.

C'est du métro au sens tarifaire, le ticket TCL classique fonctionne. Cinq minutes de montée pour cent mètres de dénivelé.

Prenez-le à la montée et redescendez à pied par les escaliers du jardin du Rosaire. Quatre cents marches en descente, une vue qui se dégage à chaque palier, et vous arrivez directement derrière la cathédrale.

À quelle heure venir

Le matin avant dix heures. Les cours sont ouvertes, la lumière rentre en biais dans les traboules, et le quartier appartient encore aux gens qui y vivent.

Après dix-huit heures en semaine. Les groupes sont partis, les façades passent à l'ocre chaud, et la rue du Bœuf est presque vide.

À éviter : le samedi entre midi et dix-huit heures, d'avril à octobre. La rue Saint-Jean devient un couloir.

Pourquoi ne pas y dormir

Les façades tiennent leurs promesses, et c'est quand même un mauvais endroit pour poser ses valises plus de deux nuits.

Le bruit. Les rues sont étroites, les façades hautes, le son ne s'échappe pas. Un groupe qui rentre à deux heures du matin rue Saint-Jean, tout le monde l'entend.

Les commerces. Le quartier a beaucoup de restaurants et très peu de commerces de vie. Pour acheter du pain correct ou faire une course, il faut souvent traverser.

La répétition. Sur quatre nuits, vous aurez fait le tour. Depuis la presqu'île, vous y allez le matin, vous en repartez, vous y retournez le soir, et vous n'avez pas l'impression de faire deux fois la même chose.

Le raisonnement inverse existe aussi : si vous venez deux nuits et que vous voulez ouvrir la fenêtre sur du XVIe siècle, dormez dans le Vieux Lyon. C'est un arbitrage, pas une règle.

Sur un week-end, le quartier occupe une demi-journée, en général le premier matin. C'est le découpage retenu dans notre itinéraire de deux jours.

En pratique

Chaussures plates. Les pavés du quartier sont d'origine par endroits et ils ne pardonnent rien.

La montée à Fourvière depuis Saint-Jean fait cent mètres de dénivelé. Le funiculaire n'est pas un luxe.

Le dimanche matin, la cathédrale est en office. On peut entrer, mais discrètement et pas partout.

Nos appartements sont de l'autre côté de la passerelle, aux Terreaux et rue Constantine. Sept minutes de la cathédrale, sans les groupes sous les fenêtres. Voir les disponibilités.

Une question ? Notre équipe vous répond.

Disponible tous les jours de 8 h à 20 h.

Chat on WhatsApp